Tout dépend de votre canton de travail. Un accord de 1983 prévoit que, pour huit cantons, le frontalier muni d’une attestation de résidence fiscale est imposé en France (la Suisse versant une compensation financière à la France). Pour les autres cantons — au premier rang desquels Genève — le salaire est imposé à la source en Suisse, et la France élimine la double imposition par un crédit d’impôt.
C’est une particularité française : deux frontaliers au salaire identique peuvent avoir une fiscalité très différente selon qu’ils travaillent à Genève ou dans le canton de Vaud. Comprendre de quel côté vous vous situez est donc la première chose à clarifier.